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Histoire

Une longue histoire marquée par le commerce

Rouillac doit son nom à Rullus, riche propriétaire de l'époque gallo-romaine qui y fonda sa villa dont les terres s'étendaient jusqu'au lieu-dit « Les Bouchauds ». En cet endroit les romains construisirent des thermes, un théâtre et sans doute une ville importante dont il ne reste plus aucune trace aujourd'hui, les invasions barbares du 3ème siècle ayant détruit ce vaste complexe architectural qu'on imagine extrêmement riche. Dès cette époque, Rouillac se trouve sur un axe important : la Voie Agrippa qui relie Lyon à Saintes et le commerce des chevaux est alors florissant, comme en témoigne la statue de la déesse Epona, trouvée sur la commune. L'origine de la foire du 27 est sans doute dans ce commerce des chevaux qui se développa au fil des siècles entre les maquignons qui sillonnaient la route royale, de Bretagne en Espagne.

Le Champ de Foire aux chevaux, le 27 de chaque mois

Surmonter les crises

Après la révolution, en 1792, Rouillac devient le centre administratif du canton en remplacement de la commune de Saint-Cybardeaux qui sous l'ancien régime avait beaucoup plus d'importance.
Sous le règne de Napoléon III, plus de vingt ans de stabilité politique exceptionnelle vont promouvoir les ventes de Cognac et faire la fortune des propriétaires.

La guerre perdue de 1870 va détruire cette belle euphorie et Rouillac comme les autres communes de France va devoir payer l'impôt exceptionnel exigé par les troupes allemandes.
Un malheur n'arrivant jamais seul, en 1874, le phylloxéra détruit en quelques années tout le vignoble et ruine toutes les familles.

L'arrivée des Vendéens en Charente va entraîner un nouvel essor dû à la polyculture : on va créer des prairies à la place des vignes arrachées et l'élevage des vaches laitières va se développer en même temps qu'on replante de nouveaux cépages de vignes plus résistants.

Un double carrefour de communication

Au carrefour traditionnel de la route du Poitou (qui relie Paris à l'Espagne) et de l'ancienne Voie Agrippa (est / ouest) va se greffer un nouveau réseau de communication avec l'implantation de la ligne de chemin de fer du Petit Mairat qui va relier Rouillac à Saint-Angeau et à Segonzac.

Puis en 1889, c'est la Compagnie des Chemins de Fer Départementaux qui construit une seconde gare sur la Commune et rapproche Rouillac de Matha ou d'Angoulême.

Irriguée par deux lignes de chemins de fer et deux routes de grande communication, Rouillac développe naturellement son économie commerciale et multiplie son influence sur le canton.

Propos recueillis auprès de Monsieur André AUDOIN, Auteur du livre : « Si le Rouillacais m'était conté ».